
Il y a des récits qui ressurgissent sans prévenir, au détour d’une situation. Elles sont des histoires anciennes, parfois répétées jusqu’à devenir des refrains familiaux, d’autres si rares qu’elles se murmurent encore avec pudeur. Elles naissent par ricochet, d’un geste ou d’une parole, et réveillent la mémoire de la guerre civile espagnole dans le quotidien des descendants.
Souvenirs transmis à différents stades de vie, le ressentit
enfant ne prends pas la même forme à l’âge adulte.
Ces chroniques intimes tissent un dialogue fragile entre souvenir et transmission, entre ce qui s’efface et ce qui, obstinément, persiste.
Une pensée émue pour Indiana qui, elle le sait, m'a soutenu tout au long de cette période “mémoiresque”. À sa franchise portée par une spontanéité méditerranéenne que l'on chérit tant, ainsi que par ses chants inimitables.
Un remerciement sincère à Violette, que j'ai enfin pu rencontrer après vingt ans, et à Francis, qui a immédiatement accepté de me voir, par une loyauté camaradesque qui l'honore;
Une pensée pour mes parents, qui m'ont élevé dans
l'Éducation nationale, et un immense merci pour
ces cahiers du jour et du soir.
Je n'oublie par les frites de Mamie Isabel
ni les sardines de Papi Esteban à Castelló
À mon grand-père, qui m'aura si bien
compris depuis tout ce temps.
Merci à Capucine, qui, je l'espère, acceptera de m'épouser
un jour, à Loucy pour ses “Ach nein”, et à Léana,
ma sœur ibérique séquano-dionysienne.
À mes amis à fourrure, Baghera et Carlota :
l'un RIP, l'autre IRL.
Et enfin, merci à mon psy du XVIIe.